À quoi sert un cadrage
Un prix donné avant d’avoir compris le projet est une devinette. Soit il est gonflé pour couvrir l’inconnu, soit il est trop bas et la facture grimpe en chemin. Dans les deux cas, c’est le client qui paie l’écart.
Le cadrage sert à remplacer la devinette par un plan. On prend le temps de comprendre, on écrit ce qu’on va bâtir, et on met un prix dessus. Ensuite seulement, on commence. C’est le titre de notre page Produits numériques : un plan et un prix, avant le code.
Ce que contient la feuille de route
La feuille de route est un document. Elle tient en quatre parties.
Le besoin
Qui va se servir de l’outil, pour faire quoi, et comment ça se passe aujourd’hui sans lui. Cette partie s’écrit dans vos mots, pas dans ceux d’un développeur. Si vous ne vous y reconnaissez pas, le reste ne tiendra pas.
Le premier lot
Tout ne se bâtit pas en même temps. Le premier lot, c’est ce qu’on bâtit en premier : la plus petite partie qui rend service pour vrai. Le reste est noté pour plus tard, dans l’ordre.
L’architecture
Avec quoi c’est bâti, où ça roule, et à quoi ça se branche : un paiement, un logiciel comptable, un outil que vous avez déjà. Ce sont les choix qui coûtent cher à changer une fois le travail commencé.
Le prix
Par écrit. Le cadrage fixe le prix de ce qu’on bâtit. Un cadrage qui finit sans prix n’est pas fini.
Comment ça se passe
Avant : un appel de 25 minutes
Tout commence par un appel gratuit de 25 minutes, en vidéo, avec Bastien. Vous en sortez avec ce qu’on ferait, et par où commencer.
Pendant : de 10 à 30 heures
La durée dépend du projet. Un premier outil pour une petite équipe se cadre plus vite qu’un logiciel qui touche la vente, la facturation et la compta.
De votre côté, trois choses aident. La personne qui fait le travail au quotidien doit être là, pas seulement celle qui signe. Les fichiers qui servent aujourd’hui, même les Excel dont on a un peu honte, valent mieux qu’une description. Et les exceptions comptent autant que la règle : le client qui paie autrement, la commande qui ne suit pas le chemin normal.
Après : par lots
Avec la feuille de route en main, vous décidez. Si on continue ensemble, la suite se fait dans cet ordre : la conception, où les écrans et les données sont validés avec vous, puis les lots, livrés et vérifiés un à la fois, puis l’hébergement, chez OVH, au Québec.
Pour Zoho aussi
Le cadrage ne sert pas qu’aux logiciels sur mesure. Avant de mettre en place Zoho One, on fait le même travail : vos processus, de la vente à la compta, et les applications Zoho qu’il vous faut. Il se paie à part, lui aussi, et il fixe le prix de la mise en place par écrit.
La durée de la mise en place, elle, dépend du nombre d’applications et des données à reprendre. On l’estime avec vous au cadrage.
Les pièges
- Personne ne tranche. Un cadrage avance quand une personne, chez vous, peut dire oui ou non. À cinq, il tourne en rond.
- Vouloir tout cadrer. Décrire en détail ce qu’on bâtira dans deux ans est du temps perdu. On détaille le premier lot, on nomme le reste.
- Une feuille de route que seul son auteur comprend. La vôtre doit pouvoir être remise à une autre équipe. C’est le test : elle vous appartient, même si vous bâtissez ailleurs.
Quand ce n’est pas la bonne solution
Un site vitrine n’a pas besoin d’un cadrage. Après l’appel, vous recevez une proposition écrite, avec le prix, et une vitrine se met en ligne en quelques jours.
Une boutique Shopify non plus, la plupart du temps. Sa durée dépend du catalogue et des outils à relier, et on l’estime avec vous au premier appel.
Un projet commencé par quelqu’un d’autre se prend autrement. On relit d’abord le code et l’hébergement, et on règle ce qui coûte le plus cher avant d’avancer par lots.
Et si vous voulez seulement un chiffre, tout de suite, pour comparer trois soumissions, le cadrage ne vous le donnera pas plus vite. Il vous donnera un chiffre qui tient.
Ce qu’on bâtit une fois le cadrage fait est sur notre page Produits numériques.