Comment ça marche
Affirm, Klarna et Afterpay sont des financeurs. Dans Stripe, ils apparaissent comme des moyens de paiement, à côté de la carte.
Au moment de payer, le client choisit le financeur. Il est envoyé sur le site du financeur, où il ouvre un compte ou se connecte, puis il accepte un plan de versements. Il revient ensuite sur votre site, et la vente est faite.
De votre côté, Stripe rend disponible le montant complet, moins les frais. Le client, lui, rembourse le financeur. Vous n’avez pas de versements à percevoir, pas de carte expirée à relancer au septième mois.
C’est toute la différence avec un plan de versements maison, où l’entreprise attend son argent mois après mois et court après les paiements manqués.
Les étapes, dans l’ordre
Vérifier que votre entreprise est admise
C’est la première étape, et c’est celle qu’on oublie. Chaque financeur a une liste de catégories d’entreprises interdites ou restreintes, que Stripe publie dans sa documentation. Aucun des trois ne finance la vente entre entreprises : c’est pour la vente à des particuliers.
Les entreprises de services doivent y regarder de près. Chez Affirm, le conseil et les services professionnels sont exclus, et les services éducatifs sont dans la liste restreinte. Stripe peut réviser un compte après l’activation. Mieux vaut le savoir avant de bâtir une page de vente autour des versements.
Activer les financeurs dans Stripe
Si vous encaissez avec la page de paiement de Stripe, ses liens de paiement ou son formulaire intégré, l’activation se fait dans les réglages des moyens de paiement, sans code. Stripe montre ensuite à chaque client les moyens auxquels il a droit, selon son pays et le montant.
Un formulaire de paiement bâti à la main demande du développement.
Dire les versements avant la caisse
Un client qui découvre les versements au moment de payer a déjà décidé si le prix était trop haut. On les annonce sur la page de vente, à côté du prix. Stripe fournit un élément d’affichage pour ça. Les financeurs ont leurs règles sur la façon d’en parler, et il faut les suivre.
Faire suivre la vente
Une vente financée doit arriver dans votre CRM comme les autres : qui a acheté, quoi, et par quel moyen. Sinon, quelqu’un tient une liste à côté.
Prévoir les remboursements et les litiges
Un remboursement se fait dans Stripe. Le financeur annule alors les versements qui restent et rend au client ce qu’il a déjà payé. Il y a une fenêtre pour le faire.
Quand un client conteste, Stripe retient le montant et vous donne quelques jours pour fournir vos preuves. Pour un service, ça veut dire garder une trace : le contrat accepté, les accès donnés, les séances tenues.
Les pièges
- Les montants. Chaque financeur a un plancher et un plafond, qui changent selon le pays. Le paiement en quatre versements couvre les petits montants. Le financement sur plusieurs mois couvre les gros. Pour un accompagnement cher, on vérifie le plafond avant tout.
- Le pays. Une entreprise d’ici vend à des clients d’ici. Ces financeurs ne servent pas à vendre en versements à un client d’un autre pays.
- Les frais. Ils sont plus élevés que ceux d’une carte. C’est le prix d’être payé tout de suite. On les compte dans la marge avant de se lancer.
- Les refus. Le financeur n’approuve pas tout le monde. Il faut un autre chemin pour le client refusé, sinon la vente est perdue.
- Le site. Affirm demande un site public, avec les prix affichés dans la monnaie du client.
Ce qu’on a fait pour cinq entreprises de coaching
Une entreprise de coaching vend un accompagnement cher. Peu de clients paient d’un coup, alors on leur propose des versements. La vente est faite, mais l’argent entre au fil des mois.
Pour cinq entreprises de coaching, on a branché Affirm, Klarna et Afterpay sur Stripe, dans le parcours de vente. Le client choisit de payer en versements auprès du financeur. L’entreprise suit ses ventes dans son CRM, GoHighLevel.
L’entreprise reçoit le montant complet à la vente. Le client rembourse le financeur par versements.
Quand ce n’est pas la bonne solution
Si vous vendez à des entreprises, ces financeurs ne sont pas pour vous. On regarde plutôt la facture avec des conditions de paiement.
Si vous vendez un abonnement, la facturation récurrente de Stripe fait le travail, par carte. Elle sait aussi étaler un montant fixe sur un nombre précis de paiements. Dans ce cas, c’est vous qui attendez l’argent et qui portez le risque.
Si votre marge est mince, les frais des financeurs peuvent la manger. Le calcul se fait avant, pas après.
Et si votre catégorie d’entreprise est exclue, il n’y a pas de détour. Mieux vaut l’apprendre avant de mettre la page de vente en ligne.
Ce branchement fait partie de ce qu’on appelle faire travailler vos outils ensemble : le paiement, la page de vente et le CRM. Le reste est sur notre page Transformation numérique.